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 His premonition {2PM}

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HeeNeul
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MessageSujet: His premonition {2PM}   Lun 26 Sep - 19:14

Mot de l'auteur :

Bonjour (bonsoir),
Je reprends une fanfiction écrite il y a quelques années avec en perso The Gazette, mais ayant perdue le fil de l'histoire, et la pression des lectrices, je l'ai arrêté, et là j'ai décidé de la réécrire avec les 2PM et ma nouvelle pensée !


Résumé :

Ok TaekYeon a passé presque toute sa vie en étant aveugle, mais à vingt-deux ans, il décide
de se faire opérer et retrouve la vue. Seul problème, son bonheur sera de courte durée. Hallucinations, fantômes et yaoi au rendez-vous.



Chapitre premier :



Je m’appelle Ok TaekYeon. J’ai vingt-deux ans et j’habite dans une des banlieues de Séoul, près de son centre. On pourrait presque dire que ma vie est banale. Je vis avec ma mère, mon père étant décédé, et mon frère vient souvent nous voir.
Il est adorable et toujours attentionné envers moi. Il s’appelle ChanSeong et il a vingt et un an. Ma mère répète souvent qu’on se ressemble mais je ne faisais que vivre pars l’entente de leurs voix, de leurs rires, et de leurs odeurs.
On est vraiment proche tous les deux. Il me dit souvent qu’il aime s’allonger à mes côtés et que je passe ma main dans ses cheveux. Ses cheveux étaient doux et plutôt long comme les miens, sauf que je n’en connaissais pas la couleur. Il me disait de sa douce voix : « Nos cheveux ont la couleur de ce que tu vois ». Alors j’ai toujours pensé que cette couleur était vaste, sans fin et sans joie.
Mais bientôt j’en aurais le cœur net. Je verrai enfin leurs visages, leurs teints, leurs couleurs, leurs sourires, leurs larmes. Et je me verrais enfin, pour la première fois depuis que j’ai cinq ans.
Je m’appelle Ok TaekYeon et je suis aveugle depuis que j’ai cinq ans. J’ai perdu mon sens après un accident dans un chantier où je rendais visite à mon père, de l’acide a violemment attaqué mes yeux. Et grâce à l’évolution de la médecine, j’ai pu me faire opérer. J’ai eu une greffe de cornée.
Et je suis en ce moment même chez le médecin qui s’apprête à ôter mon pansement, après ces deux semaines, qui furent longues malgré mes dix-sept ans sans voir. De par l’excitation, la peur, et si je n’aimais pas ce que j’étais devenu, et si je devenais fou. J’en étais conscient et malgré moi ça me hantait.

***

- Je vais enlever votre pansement.

Je sentais les mains du médecin qui se posaient de chaque côté de mon visage tremblant. Mes mains étaient crispées sur mon jean. Mon frère et ma mère étaient là. J’entendais leurs respirations. Et je sentais le doux parfum fruité de ma mère qui avait sa main posée sur mes poings crispés.
J’avais trop chaud, je pensais que j’allais tomber dans l’inconscience. Mes cheveux collaient sur mon front et ma nuque. Ma peur grandissait alors que le médecin enlevait enfin mon bandage.

- Ouvrez doucement les yeux.

Mes paumes étaient moites. Doucement, je sentis la main de mon petit frère se poser sur la mienne. Puis celle de ma mère sur l’autre, ainsi que ses lèvres sur ma joue.
Je fus pris d’un élan de panique. Mon corps entier se mit à trembler, je fus pris de spasmes. Mon souffle était devenu rapide et incontrôlable.
Je sentis une goutte chaude glisser le long de ma joue. Je pleurais. Sans m’en rendre réellement compte, je pleurais.

- Docteur ! C’est normal ?

J’imaginais le visage de ma mère. Enfin celui que je me rappelais. Je voyais un visage inquiet, apeuré tout comme sa voix habituellement douce.

- Oui, ne paniquez pas. C’est tout à fait normal. Calmez-vous et respirez lentement avant d’ouvrir les yeux.
- On est là pour toi chéri.

Sur ces belles paroles, je sentis la main de ma mère serrer encore plus la mienne. Après plusieurs minutes, ma respiration redevint normale.

- Voila. Doucement.

…Doucement…
Bercé par le souffle des deux êtres que j’aimais le plus, j’ouvris lentement les yeux. Mes yeux papillonnèrent un long moment. Je ne voyais rien bien distinct, mais juste des formes troubles. Je clignais des yeux encore et encore, cherchant à me dégager de ce trouble, avant de voir une lumière vive dans mes yeux l’un après l’autre.

- Comment voyez-vous ?
- Trouble…

Je sentais l’excitation malgré moi monter en moi. Le médecin eu un petit rire, avant d’expliquer les formalités à ma mère.

- Vous devez veillez à ce qu’il mette trois fois par jour….
- Hyung !

Je voyais l’ombre de mon frère devant moi, l’ombre était proche et comme je sentais son parfum je jugeais qu’il était penché devant moi, son visage proche du mien. Tout en souriant, je levais main qui toucha son visage que je sentis se détendre en un sourire que je savais tendre. Ses mains se posèrent sur mes joues et ses lèvres sur mon front.

- Je suis tellement heureux pour toi !
- Merci Chan !

***

Je me levais une nouvelle fois de mon lit, avant de me raviser une fois encore. Je laissais mes mains partir devant mes yeux, les éloignant, les rapprochant, les regardant. Elles étaient grandes et fines. Je voyais quelques veines bleutées les teinter. Mes bras étaient musclés, et longs, montrant eux aussi quelques veines. Ca faisait deux heures que ça durait. Je soupirais avec un bruit impressionnant, avant de regarder mes jambes. Mon pantalon noir les rendait fortes et musclées. Je n’en pouvais plus. Je tombais dans un mutisme dégradant. Depuis que je voyais, je ne m’étais toujours pas vu. Regardé, admiré. Je refaisais sans cesse le même geste. Je me levais pour aller dans la salle d’eau mais me ravisais toujours au dernier moment et m’écroulais sur mon lit. Et si je ne m’aimais pas, et si je devenais complètement fou. J’avais déjà réfléchit à tout mais pourtant mon cœur battait encore trop vite.
Dans un dernier battement où je cru mourir, tellement il était puissant, je me levais d’un pas déterminé. Je gardais les yeux clos en avançant d’un pas tremblant jusque devant le lavabo où j’y posai mes mains pour qu’elles arrêtent de trembler. Ma poitrine était douloureuse. Mon cœur battait beaucoup trop vite pour un simple être humain. Mais il était temps. Je pris une grande et douloureuse inspiration. Lentement, j’ouvris les yeux. Je restai surpris, la bouche légèrement ouverte. Je restais figé devant mon reflet. Les larmes aux yeux, je posais une main sur ma joue. Mon visage était fin, mon nez et mes lèvres aussi. Mes yeux étaient surpris et proprement dessiné. Mes sourcils étaient épais mais entretenu grâce à mon frère. Souriant, je vis une rangée de dents joliment alignées(1). En m’attardant sur mes cheveux, je voyais que j’avais les oreilles légèrement décollées, mais je le savais déjà, Chan me taquinait de temps en temps avec ça.
Je n’arrivais pas à me remettre de cette image. Je reculais et observais mon corps. J’étais grand, musclé. Si je pouvais me le permettre, je dirais bien foutu. Cette pensée me rire tout seul. J’avais fait un pas énorme en avant.

***

Je posais mes lunettes de soleil sur mes yeux avant de sortir du cabinet médical. L’ophtalmologiste m’a dit que je devrais encore porter des lunettes de soleil pendant quelques semaines de plus, le temps d’habituer mes yeux à toutes ces couleurs vives et magnifiques. Je longeais en souriant le couloir avant d’arriver devant l’ascenseur. Je sortais juste d’une consultation chez le psychologue. Ma mère, mon frère et mon médecin m’y avait obligé. Je n’aimais pas l’idée de déballer ma vie dans les moindres détails. Mais en y pensant, regagner la vue pourrait rendre certains complètements fous, surtout après avoir passé autant de temps dans le noir. On m’a dit que je pouvais avoir des hallucinations, que c’était normal et que voir une personne pour en parler me ferait rien que du bien et m’aiderait à réapprendre certaines choses. Parce qu’il fallait que je réapprenne les couleurs, à les différencier, à visualiser les choses, à me débrouiller tout seul.
J’ai l’air d’un petit garçon de cinq ans qui découvre les choses. Ça me fait plutôt sourire. Je suis tellement heureux. Et maintenant je peux regarder ma mère, j’aime la fixer, la regarder, l’admirer. Elle est tellement belle. Et mon frère, on ne se ressemble vraiment pas pour tout dire, mais il est beau. Il a toujours un beau sourire et des yeux pétillants.
Je m’arrête dans un petit magasin pour y acheter de quoi manger pour ce soir. Mon frère doit terminer plus tôt ses cours donc on mangera tous ensemble, tous les trois. Et voilà qu’une demi-heure plus tard, j’en sors chargé comme pas possible avec cinq sacs.
Je décide malgré tout de rentrer à pied. Je marche tranquillement. J’aime voir, malgré mes lunettes de soleil, le visage des gens. Voir toutes ces couleurs, voir leurs visages renfrognés, souriants, ou complètement dans les nuages. J’aime voir les arbres bouger sous la force du vent et perdre leurs feuilles colorées et le ciel devenir plus sombre. Tout ça me parait être le paradis.
Je baisse le regard et ferme les yeux un court instant, inspirant fortement, sentant les gens passer à mes côtés sans qu’ils me voient. Et j’ouvris les yeux, doucement, un sourire aux lèvres.
Mais mon cœur s’arrêta de battre quand je vis devant moi un homme. Il était à même pas deux mètres de moi. Il ne bougeait pas et me fixait sans sourciller. Mais ce qui me surprit surtout, ce fut sa beauté. Il avait des cheveux couleur d’ébène. Ses lèvres étaient fines et sans la moindre expression. Ses yeux étaient arrondis et sombres. Sa peau était trop pâle, mais ça le rendait encore plus séduisant. Pas la moindre expression n’apparaissait sur son visage.
Je tombais soudainement au sol, bousculé par une personne qui me tendit la main en souriant.

- Excusez-moi !

Le soleil cachait son visage, et je dû plisser des yeux pour ne pas avoir mal. Je détournais alors le visage le cœur battant, cherchant l’homme qui me faisait face quelques minutes auparavant. Je finis par attraper la main de l’homme penché vers moi et me relevais avec mes sacs. J’étais comme déçu. De quoi ? De l’avoir perdu de vue ? Qu’il ai subitement disparu sans avoir su qui il était ? Aurais-je rêvé ?

- Vous allez bien ?

Je semblais ailleurs et mis un certain à me réveiller. Je pris enfin le temps de détailler l’homme me faisant face. Un sourire timide barrait son visage. Il avait un regard pétillant avec une pointe de gêne. Son sourire et sa joie de vivre apparente me fit moi-même sourire.

- Oui, ne vous inquiétez pas.

Il pencha la tête sur le côté comme pour voir si je disais vrai. Me faisant ainsi sourire. Il baissa alors son regard sur mes sacs.

- Je peux vous aider ? Pour m’excuser, vous avez l’air encombré.

Etant surpris je mis un temps à réagir avant de répondre tout naturellement par un hochement de tête. Tendant un bras, il me prit trois sacs et marcha à mes côtés.

- Je m’appelle Lee JunHo mais JunHo suffit.
- Ok TaekYeon, mais appelez-moi Taek.

Un énième sourire, et on engagea une faible discussion. Devant chez moi, je m’arrêtais. J’étais surpris, le temps avait passé si vite.

- Et voilà, c’est ici, merci.

Ses yeux s’agrandirent.

- Wow ! Ça ce n’est pas une petite maison de pauvre.

Sa phrase me fit rire en toute légèreté.

- Vous voulez venir boire un verre ?

Mais pourquoi j’ai dit ça ! JunHo tourna son visage éternellement souriant vers moi et répondit un « oui » joyeux.
Je le laissais donc entrer en premier par le portail. Mais avant d’y entrer aussi, je revis ce visage. Ce visage pâle et sans expressions apparentes qui me fixait. Un frisson me parcouru, me faisant trembler de la tête au pied.

- Tout va bien ?

Sursautant, je me retournais l’air de rien avant de suivre mon invité. On posa les sacs dans la cuisine et je l’invitais à s’asseoir en lui proposant un soda. Je le voyais scruter la maison dans les moindres recoins, un sourire aux lèvres.

***

Après avoir discuté une bonne heure, je l’invitais à rester manger. Il avait accepté avec un beau sourire. Il m’aida quand même à préparer le diner. Il posait plein de questions sur mon « histoire ». Et il levait de temps à autre des regards étonnés vers moi ou lâchait une note surprise. On continua ainsi à parler jusqu’à ce que la porte d’entrée se fasse entendre. Ma mère venait de rentrer.

- Je suis rentré.

Je sentis JunHo se contracter de timidité.

- C’est ma mère.

On lâcha notre occupation et je présentais mon ami à ma mère. Et c’est ainsi qu’on se retrouva à trois à préparer le diner. Ma mère lui posait de nombreuses questions. J’ai ainsi pu apprendre qu’il vivait à deux quartiers d’ici, et qu’il travaillait pour une entreprise de commerce international, mais en bas de l’échelle.
La sonnette de la porte d’entrée se fit entendre, nous faisant tous les trois sursauter puis rire. Je posais mon couteau et prit le bras de mon ami pour accueillir le cœur battant, mon frère. Et d’un geste fébrile, je portais ma main tremblante sur la poignée avant d’ouvrir et ne voir rien d’autre que mon frère.
Je perdais mes yeux sur son visage, oubliant presque JunHo qui attendait derrière la porte, il s’était stoppé sur une photo de famille ancienne. Mais mon attention revint vite à Chan qui me souriait avec tendresse. Mon cœur battait trop vite, comme si il cherchait à me quitter. Après toutes ces années, je reconnaissais ses traits de visage qu’il avait gardé depuis son enfance. Ses cheveux étaient teintés de rouge et ils paraissaient lisses et doux. Ses lèvres fines s’étiraient en un tendre sourire.

- Hyung !

Il s’approcha de moi et me prit dans ses bras, ses cheveux me chatouillant le visage, alors qu’une larme perlait sur mon visage. Mon visage perdu dans son cou, je fixais le portail devant moi. Je vis alors encore cet homme. Derrière le portail, il avait toujours la même expression, c’est-à-dire impassible. De loin je pouvais clairement voir qu’il était plutôt musclé mais il était assez fin et plus petit que moi. Je ne savais pas qui il était et pourquoi il me fixait ainsi. Un long frisson me parcouru. Chan a dû le sentir car il a resserré son étreinte et il passait à présent une main dans mon dos comme réconfort.
Il ne devait pas exister, il me faisait penser à un enfant, son visage était enfantin mais plus étrangement je le trouvais beau.
Je décidais de fermer les yeux comme pour me cacher de ces images. Le vent froid caressa mon visage et j’ouvrais alors les yeux. Un cri effroyable sortit de ma gorge et je bondis en arrière, finissant par terre. En ouvrant les yeux, son visage était face au mien, à même pas dix centimètres du mien. Mon petit frère me regarda surpris.

- Qu’est-ce-qui se passe ?

JunHo venait de se montrer et me présentait une nouvelle fois sa main.

- Rien, rien.

Je me penchais pour regarder derrière et mon frère et l’inconnu n’y était plus. Un soupir de soulagement m’envahit alors que mon frère entrait dans la maison en fermant la porte d’entrée. Ma mère accourue dans l’entrée, son tablier toujours sur elle et une spatule dans la main.

- Qu’est-ce qui se passe ?

Elle nous regardait tour à tour, et s’arrêta sur moi avec un regard inquiet.

- JunHo ?

Le ton surpris de mon frère cassa l’ambiance inquiète et tous les regards se tournèrent vers lui. JunHo et Chan se regardaient surpris avec une pointe d’interrogation sur le visage.

- Oh ! ChanSeong ? Ca faisait longtemps !

Ils s’approchèrent l’un de l’autre, avant de se donner une franche accolade. Puis voyant nos regards interrogatifs, Chan me sourit.

- On était dans la même classe au lycée.

Après une longue discussion pour les retrouvailles on passa à table. J’ai ainsi pu apprendre beaucoup sur mon frère et ses années périlleuses. La soirée fut bonne et joyeuse.
J’en aurais presque oublié l’inconnu aux cheveux d’ébènes et au visage enfantin.
J’aurai pu entièrement l’oublier si tout le reste ne s’était pas produit.



(1) j’étais obligé de le mettre !
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MessageSujet: Re: His premonition {2PM}   Ven 30 Sep - 13:53

Mot de l'auteure :

J'ai aimé ecrire ce chapitre assez flippant. J'attends vos avis, je ne l'ai pas relu alors désolé si il y a des fautes.
Bonne lecture !



Chapitre deuxième :


Ma mère venait de refermer la porte derrière les deux invités. La soirée avait été forte en émotion. Je soupirais de lassitude avant de m’écrouler sur le canapé sous l’œil rieur de ma mère.

- Je vais prendre une douche.

Je répondais par un simple hochement de tête, la suivant du regard. Je me levais et partais faire la vaisselle. Je n’aurais jamais pu penser que mon frère connaisse un simple inconnu que j’avais rencontré quelques heures plus tôt. En plus de ça ils avaient d’avoir été proches dans le passé. Et une pointe de jalousie me prit. Je revoyais le sourire de JunHo qu’il m’adressait. Mais je sentais qu’il y avait plus que de l’amitié entre eux, mais j’espérais presque sans comprendre pourquoi que je me faisais des idées. Ayant fini la vaisselle, je partais dans ma chambre d’un pas lourd. Fatigué et éreinté. Une fois mon traitement pris, je m’écroulais sur mon lit. J’étais totalement perdu dans mes pensées, je pensais à son visage tendre et doux. J’étais tellement perdu que je sursautais en entendant ma porte de chambre claquer bruyamment. Mon cœur s’accéléra.

- Maman, c’est toi ?

Mais je ne reçus aucune réponse. Surpris j’ouvris la porte de ma chambre, mais je découvrais un couloir sans vie. Je traversais le couloir et entrouvrais la porte de la chambre de ma mère. La chambre était dans la pénombre mais je voyais les draps du lit bouger en même temps que ma mère qui se tournait. Je fermais la porte, m’adossant contre elle. Je devais avoir rêvé, enfin je le pensais, jusqu’à ce que je repense à l’inconnu aux cheveux d’ébène. Une peur me prit d’un coup et je courrais jusqu’à la porte d’entrée. Elle était belle et bien fermée. Un frisson me parcouru l’échine. Je collais mon dos contre le mur, je soupirais posant une main tremblante sur mon cœur qui semblait vouloir sortir de mon corps. Mon stress grimpait en flèche, me faisant peur tout seul. Sûrement pour rien, mais un bruit de pas m’arrivait clairement aux oreilles. Puis des voix. Des jeunes passaient dehors en rigolant et courant. Je basculais mon visage en avant. Qu’est-ce que je pouvais être stupide quand même.

- Il est grandement temps que tu dormes TaekYeon !

Je souriais à moi-même en avançant lentement vers ma chambre. La fenêtre était ouverte en grand. Le vent avait dû faire claquer la porte.

- Quel abruti !

Je frissonnais de froid, et accourais presque pour fermer la fenêtre.

***

Un cri effroyable. Un cri de femme et des pas légers perdus dans les escaliers sombre. Un grincement et on maudit les marches trop vieilles. Une silhouette de jeune adolescent aux cheveux bruns portait encore son pyjama blanc de nuit. On entend toujours et encore les cris de cette femme. Son corps tremblant avance jusqu’à l’entrée du salon. Le spectacle effroyable lui fait pousser un cru terrorisé. Sa mère, attachée avec une corde sur la chaise de bois brute. Brute comme ces deux hommes. Face à lui. On entend le sang gouter et éclabousser le sol déjà bien taché. Le visage de sa mère devient effrayé, attachée ainsi, pire encore qu’un animal. Le haut déchiré, des coupures difformes et nombreuses sur le corps. Le jeune garçon essaye d’appeler sa mère mais aucun son ne sort, aucun muscle ne bouge, trop effrayé, sûrement. Sa mère ne le voit pas encore. Les deux silhouettes approchent. Ca y est, la mère regarde son enfant. Enfin. Pas lui, il est trop jeune, si doux et tendre, si jeune. La silhouette approche, contournant la mère avant de la lacérer férocement tout en gardant son regard dans celui de l’enfant. Un témoin gênant. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Il devait être chez un ami. Mais deux visages impossibles à oublier, deux visages remplient de folie. Une silhouette attrape l’adolescent par ses cheveux d’ébènes. Un second cri alors qu’il essaye de se dégager. L’homme parle mais ses paroles sont muettes pour lui mais pas pour la mère qui hurle de détresse. Il pousse un cri alors que l’homme attrape la mère par ses cheveux, son couteau tranche chaque côté de la bouche. Le sourire de l’ange. La mort future d’un ange. L’autre homme entraine l’adolescent par les cheveux, qui essaye de se détacher, les yeux brouillaient de larmes, une main tendue vers sa mère. L’homme attrape une corde et emmène le corps maigre qui se débat dans le jardin. Un arbre plus grand que les autres. Il passe la corde au-dessus de la branche avant de soulever le corps de l’adolescent pour le suspendre par ses deux fins poignets. Il ne dit plus mots. Son cœur est déjà en lambeau, il le fait tellement souffrir. Il n’est pas stupide, il a vite compris. Compris qu’il allait mourir. L’homme sort son couteau. A la vue de l’arme, il se débat, faisant juste sourire l’agresseur. La lame brille à la lueur de la lune. Cette même lame qui tranche la peau fine des deux avants bras. Un nouveau cri de terreur et de douleur. Une entaille nait sur sa joue, puis sur l’autre. Un rire machiavélique. Les lacérations paraissent minces mais la souffrance est telle. L’homme déchire le pyjama d’un coup de bras. Ce pyjama rougit de sang. Il trace une entaille partant de la clavicule pour longer son corps jusqu’au bas du ventre, une entaille peu profonde. L’homme continu son jeu en sachant que sa marque restera à jamais. Le jeune corps sombre dans l’inconscience avant que son cœur ne s’arrête de battre.

***

Je me réveillais en sursaut, poussant un cri de terreur. Je respirais avec difficulté et je voyais mon corps briller de sueur. Mes cheveux collaient sur mon front. Et mon cœur battait était trop rapide au point même que je sentis ma tête me tourner avec violence. Je posais une main bouillante sur mon front, et me relevait posant un pied tremblant sur le sol. Je n’avais jamais eu l’impression que mon corps était aussi lourd et froid alors que je bouillonnais. Ma vision se troubla alors que ma main se portait à ma poitrine, serrant le vide comme pour calmer mon cœur qui m’arrachait la poitrine. Je n’arrivais pas à assimiler ce qui m’entourait, ce qui m’étouffait que plus encore. Je n’arrivais même pas à me reconnaitre moi-même, mes mains semblaient étrangères, et ma peau sous un touché semblait appartenir à quelqu’un d’autre. Mes jambes se soulevèrent d’elles-mêmes, je refermais machinalement les yeux et recherchait mes propres sens au plus profond de moi. Je touchais le mur en crépis, et avançait ainsi jusqu’à la salle d’eau trainant les pieds sur le sol. Les images de l’adolescent défilaient derrière mes paupières alors qu’une larme quittait mes yeux. Ces images défilent et mon estomac se retourne, une violente nausée me vient alors que je pose mes mains sur le bord du lavabo.
J’ouvris la valve d’eau. Seul le bruit multiplié des gouttes d’eau tombant en chute dans mes mains se faisait entendre dans cette pièce au carrelage froid. Je jetais l’eau sur mon visage. Sentant une vive fraicheur m’emplir, je relevais le visage et ouvrais les yeux. Mon corps bascula en arrière et un nouveau cri sortit de ma gorge nouée et je laissais mon dos rencontrer le sol. Des larmes détresses roulaient sur mes joues redevenues brulantes. Ma respiration était de plus en plus rapide mais je sentais une drôle de sensation, comme si je retrouvais mon corps. J’avais peur, j’ai peur. Quand j’avais ouvert les yeux, je m’étais préparé à voir mon visage pâle et transpirant. Mais il en fut tout autre. Son image était apparu, ses cheveux bruns étaient mouillés, ses yeux noirs brillaient, et ses lèvres fines et craquelés. Son nez était fin et brillait. Et sa peau si pâle et translucide. Etait-ce un fantôme ?
Pourquoi est-ce que je ne voyais que son image ? Est-ce que mon esprit fatigué faisait en sorte que je ne vois que la seule chose qui m’avait effrayé dans la journée ? Ou est-ce que je devenais fou ? Hanté ? Ou simplement mon esprit me disait d’aller dormir, que je l’utilisais trop ? L’espace autour de moi semblait se refermer. Je me sentais encore plus étouffé, perdu. Je ne voulais plus ouvrir les yeux, car même si je dois devenir fou, je ne risque pas de le devenir plus que maintenant. De nouvelles larmes coulèrent sur mes joues. Un sanglot me prit la gorge. Je me sentais faible et impuissant malgré ma carrure. Qu’allais-je devenir ? Je pris ma tête entre mes mains cherchant en vain de me calmer. Je ne comprenais rien, plus rien. Si seulement Chan était là, il aurait su quoi me dire pour me réconforter, ou même juste un sourire de lui, ou même de JunHo qui était si chaleureux, je pense que j’aurai pu surmonter tout ça. Mais je n’eus rien de tout ça. J’étais seul, sur le carrelage froid, recroquevillé comme un enfant égaré. Je me trouvais pitoyable, ce n’était que mon imagination et que mon admiration démesuré pour cet inconnu qui avait pris le dessus de mon esprit. Je n’arrive même plus à me comprendre moi-même. Je repensais à mon rêve atroce, je revoyais nettement le visage de la mère et de l’adolescent qui était mince. Il ne devait pas avoir plus de quatorze ans. Même en y réfléchissant il ne se souvenait plus des visages des agresseurs. Haussant les épaules, il pensa qu’il avait dû croiser une femme et son fils dans un magasin dans l’après-midi et qu’il avait dégagé tout son stress dans un cauchemar affreux.
Je ne sais pas combien de temps j’ai dû passer ainsi. Peut-être une heure ou deux. Assis ainsi comme une âme en peine sur le sol froid. Mais je ne pouvais rien faire d’autre que de m’apitoyer sur moi-même et sur ce que je me voyais devenir, un fou. Je quittais la salle de bain pour mon lit où je me callais le plus profondément possible sous la couverture. J’étais fatigué et éreinté. J’avais peur de gagner une folie irréversible, de ne plus rien pouvoir contrôler et de finir plus mal que jamais.
Je repensai à nouveau à mon cauchemar. Que signifiait-il ? Qui étaient-ce ? Est-ce mon imagination ? Ou comme je pensais juste des personnes que j’avais croisés, ou un remake d’un film que j’aurai regardé dans un demi-sommeil ? Ou alors… Je me relevais brusquement, les yeux exorbités, comment je pouvais penser à ça ? Je n’ai pas pu faire un rêve réel, un cauchemar d’une autre personne ? Non, bien sûr que non, tout cela est absurde, impossible, n’est-ce-pas ? J’ai juste laissé mon imagination et mon stress se perdre dans des absurdités profondes. Oui, bien sûr, c’est sûrement ça, ça ne peut être que ça. Glissant légèrement en arrière, je finissais par m’allonger sur le dos, fixant le plafond éclairé par la lune, j’étais plus détendu. Je passais ma main devant mes yeux, fixant mes doigts, éloignant ma main le plus possible de mon torse, de mes yeux. Un sourire passa sur mes lèvres. Je ne pouvais pas me laisser partir ainsi dans les limbes de la folie. Je me laissais rire, en repensant à mon frère et mon nouvel ami. Ça serait bien le premier que j’aurai. Puis il est tellement adorable, son sourire est vraiment magnifique. Ses yeux sont souvent rieurs, et pleins de malices. Sa voix est assez grave dans l’être de trop et surtout il sait écouter sans juger. Je souris de plus belle, c’est la première fois que je pense ainsi d’une personne, autre que ChanSeong. Je n’ai jamais connu l’amour, et le découvrir, je pense, me rend assez joyeux. Je laisse un rire traverser ma gorge mais je m’arrête aussitôt après avoir entendu du bruit venant d’en bas. Un bruit de chaise qui tombe lourdement le sol.
Mon cœur se remet à s’affoler. Et si ? je me lève et allume la lumière de ma chambre comme pour me rassurer. Celle-ci se met à clignoter comme dans les films d’horreur avant de s’éteindre en émettant un petit bruit. Une sueur froide s’empare de mon être alors que je me mets à respirer plus difficilement. Paniqué comme jamais j’avance dans le couloir, appelant ma mère, comme si j’espérais la voir sortir de la pénombre. Je portais une main sur l’interrupteur du couloir, je craignais qu’elle ne s’éteigne mais je poussais un soupir de soulagement en voyant la lumière s’allumer normalement. Reprenant contenance de moi-même, je continuais mon ascension jusqu’à la dernière marche. Arrivé dans le salon je fixais lentement la chaise échouée sur le sol. Lentement je remontais mon regard, sans craindre, ni me poser quelconques questions. Et j’aurais pourtant dû, en sachant que cette image me hanterait à jamais. Qui aurait pu devenir que j’allais devenir ainsi. Que je ne contrôlerais plus mes propres rêves, ni mes propres visons, pas même mon image. Si seulement tout ça pouvait s’arrêter avant que je ne plonge totalement dans un désespoir sans fin. Je regardais à peine ce corps qui se balance, faisant un léger grincement alors que mes yeux se ferment et que mon corps tombe mollement sur le sol.
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